03 juin 2009
23h30- Fin de week-end
photo : Bernd Mueller
Un peu plus de 23h30 au décodeur de la live-box, elle s'affale contre son torse nu dans le grand canapé, il fait chaud malgré la baie vitrée entrouverte, elle n'est plus que flamme, braise incandescente, à la limite de l'incendie -mais l'incendie c'est lui seul qui peut l'allumer. L'écran luminescent de la télé s'éteint, le silence emplit la nuit d'été naissante, la lumière de l'halogène s'est faite plus douce alors qu'il fait passer sa fine nuisette de soie au-dessus de ses bras graciles.
- Tu es brûlante. Je pensais que ce soir tu serais rassasiée...
- Non. Seulement mise en appétit. Prends-moi !
Ses petits seins tout ronds sont très durs, gonflés au maximum, il les tient fermement dans ses larges mains, il joue un peu de son impatience, mais lui-même n'en peut plus de la voir ainsi, divinement tendue vers son désir, impatiente et tremblante, toute à lui. Il va la prendre oui. Il va la défoncer, il va la faire hurler de plaisir et elle mordra un coussin pour ne pas crier, ou bien elle enfoncera ses ongles dans sa chair, mais il ne sentira que son plaisir dément, que la terrible et rageuse déferlante de sa jouissance -toute à lui.
Elle n'est plus qu'une poupée entre ses mains, elle se laisse faire avec perversité, puis soudain se rebelle, inouïe, imprévisible, dressée au-dessus de lui comme une justicière, ses yeux sont devenus plus noirs que la nuit elle-même, elle prend son pied, elle sourit, elle est si belle qu'il serait tenté de la laisser le finir, mais non, il la retourne, la reprend brutalement, il la défonce sans plus aucune limite, c'est son poing qu'elle mord comme elle peut, dégoulinant de sa salive de bête acharnée, elle pleure, elle supplie, il l'ouvre plus encore comme elle le mérite.
Ce n'est qu'au bout de toutes ses forces d'homme, les muscles tendus et le souffle court, au bout de sa force à elle, animale, insoupçonnable dans un corps si frêle, au bout de leur amour où commence simplement l'éternité, qu'il laisse enfin monter le flot, qu'il lâche tout, la main sur sa bouche, l'autre serrant son ventre chaud et bouleversé contre lui...
Elle n'a qu'un mot, toute petite bête contre son corps d'acier trempé de sueur, épuisée, défaite, magnifique : je t'aime toi tu sais, merci.
Commentaires
!!!
Passionnant !
Le mâle aime voir sa poupée docile prendre les dessus sous les coups du plaisir de s'offrir, vouloir reprendre la barre. Et assister au surpassement et au déchaînement de l'envie de prendre, de posséder au plus profond. Implosion des amants. Un amour des plus sain et des plus libre il semblerait .... Merveilleux.
Ca sent le vécu, trop fort pour le contraire !
:o)
Ha..!!
Mériter.....
d'ëtre Où-Verte
et Se Prop-Oser
Aux plus claires
Prof-Ondes-Heures....
Le coussin pour étouffer les cris, les ongles qui se plantent dans la chair, griffent, lacèrent sous les flots du désir... Oui ça sent le vécu... Un vécu où le plaisir devient animal. Animal? Je ne sais si c'est le terme mais il est là brut, puissant.
Se faire pénétrer, se faire défoncer, sentir qu'il est là en nous au plus profond de nos entrailles... Le sentir vivre, vibrer dans nos ventre et savoir que nous sommes à l'origine de ses assauts... Se sentir proie, se sentir femelle... Se sentir femme tout simplement... c'est ce tout qui transperce dans ces lignes.
Je t'embrasse.
Ha..!!
Mériter.....
d'ëtre Où-Verte
et Se Prop-Oser
Aux plus claires
Prof-Ondes-Heures....
Les bases
C'est un peu basique je l'avoue Mota...Le mâle, la femelle. Mais ça me va très bien ;)
Et tu t'y connais...
mon Capitaine de corvette...sourire. Je ne dirai donc rien.
ouf, le week-end s'est terminé sur la pleine satisfaction des sens et une bonne nuit... :o)
Troublant hommage
à l'homme aimé qui sait par-delà tout et tous te rendre heureuse...Très bel écrit qui m'a donné des frissons de désir et d'émotion.
Oui.
Troublant hommage aux pulsions primitives et sauvages.
Tension des corps, violence du désir, charnelle jouissance.
Sérénité.
Basic Instinct
Basique, brutal, animal ... sauvage. Vérités.
Ne recherchons pas la complexité du plaisir, mais son efficacité !
tout simplement magnifique, cela peu paraître simple mais voilà la perfection vient de là!
Tu sais quoi ? j'adore les p"tits seins tout rond !
Et c'est ce côté "bestial" qui est bon... C'est bien l'un des rares moment où il n'existe pas de limites...
Quels beaux vers grivois
Toujours inspiré cher Henri-Etoile...MErci !
Animale
Une dimension sans laquelle l'amour n'est pas viable pour moi ma Capitaine ;) L'état de nature reprend ses droits parfois face à une société bien loin de ses origines...
attaque
Ca ressemble à une attaque en règle !!!!
Sauvage !!!
Un we mouvementé
Gaspard...C'est le moins qu'on puisse dire...Mais j'aime l'action !...
Heureuse ?...Oui
Merci Pelleas...bisous.
Amours primitives
Ce sont les plus puissantes et les plus belles aussi, mon Chasseur...Et comme tu as raison de parler de la sérénité des après...
Hummm
un week-end terminé, qui laisse place à un autre...Je reste rêveuse ma douce :-)Bisous assez chauds du sud. ICi le week-end promet d'être trés trés chaud lol!!
Efficacité
Bien parlé Mota...On est sensiblement d'accord !
La perfection
Quelle belle définition de ce qui est parfait Harry : ce qui est simple, ramené à l'essentiel, dénué de tout superflu. Un peu comme une définition vraie en philo...sourire et des bisous
Insatiable amour
Un mot qui (me) suffit celui de la fin.
Sans limites
Encore un adepte de l'amour bestial, Casualito...
Une attaque
qui renferme cependant bien des promesses de plaisir, Gui...sourire
Il pleut sur Paris
aujourd'hui ma Josée, mais c'est pas grave, journée sex at home...lol
Un mot
Si je devais en écrire qu'un en effet ce serait celui-là E...baisers...
volcanique
j'adore, vraiment, j'adore ces moments où on est si frêle et si forte à la fois ..Dieu que tu les décris bien !
Baisers à toi, volcanique Volcane :-)
Si frêle et si forte...
Tu as tout dit ma chère Vallis...Merci et des baisers.
aimé, aimant. . . .
Voici un homme qui a compris son rôle: sauf à n'être qu'une triste grimace, le plaisir de l'homme prend sa source et sa justification dans la splendeur du plaisir de la femme aimée.
Je m'interroge-et t'interroge: vivez-vous la même histoire de votre côté du miroir? (Tu vois, après tout ce temps et toutes ces amours qui m'ont bâti, j'en sais toujours aussi peu sur vous).
Si cette symétrie existe (et bien sûr c'est ce que je pressens et ressens), et qu'il est vrai aussi que toutes ces richesses n'ont été données à nos gènes que pour favoriser la fonction reproductive. . . alors je m'amuse à penser que nous trompons joyeusement la nature, en faisant à chaque fois semblant de concevoir le plus beau, le plus désiré de tous les enfants!
Une scène primitive très évoluée, à rejouer en matinée et en soirée. . .
De l'autre côté du miroir
Mon billet de ce soir te répondra mieux que je ne saurais le faire ici, cher JFL...Et tu dois bien sentir le poids de mes mots, qui ne peuvent naître que de la vie elle-même, que je tente maladroitement de sauver, de sauvegarder, d'écrire...
L'enfant le plus beau né de notre amour c'est Victoire, et c'est elle que nous refaisons encore et encore chaque jour, pour mieux lui dire combien ses parents l'ont désirée, combien ils la désirent encore jour après jour et plus fort que jamais !...
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=107686&pid=12058913
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
















